ENCYCLOPEDIA UNIVERSALIS
jeudi 16 octobre 2008 par Finali, Christelle
Visite de Mr Cemé, le mardi 14 octobre 2008, de 10h45 à 11h30
1/ Descriptif du produit
La dernière version de l’encyclopédie en ligne date de la fin 2007 (avec mises à jour régulières). Il y a eu deux approches par le ministère de l’éducation, qui ont aboutest au site : la première en 1998, la deuxième en 2006 pour un site plus intuitif et pédagogique.
En haut de chaque page se trouve un bandeau informatif avec un espace pour la recherche (simple et avancée), l’accès à l’atlas, à la bibliothèque...
Un annuaire interne, accessible par certaines pages, fait référence à 1450 sites analysés et validés par le comité de rédaction. Il permet ainsi de compléter ou comparer les informations trouvées dans l’article de l’encyclopédie.
La totalité des images, vidéos et sons sont libres d’utilisation pédagogique, l’encyclopédie ayant payé les droits à cette fin.
L’atlas présente des cartes physiques et administratives, des données récentes sur la population, le taux d’alphabétisation, ...
La bibliothèque est une banque de données en littérature classique. Elle contient pour l’instant des informations sur 814 textes, avec pour chacun un résumé, un commentaire sur l’accueil par le public, le placement dans le contexte de l’époque et de l’auteur, une bibliographie des ouvrages qui ont permis l’élaboration de l’article, et une bibliographie de l’auteur. Il est possible d’effectuer des recherches soit par siècles, soit par domaines (textes sur l’art, la littérature, l’économie, la philosophie...)
L’encyclopédie présente aussi un ensemble de dossiers, mensuels, sur l’actualité, et un dossier d’initiation sur un thème précis à utiliser au collège ou au lycée. Les « médias » fonctionnent sur le même principe, hebdomadaires ou quotidiens, avec la vidéo de la semaine, la photo du jour, un entretien et une expérience scientifique reproductible en cours le plus souvent.
La classification est une zone comprenant 12 grands thèmes, eux même sous divisés (par exemple art → photo → photo contemporaine → photo 20ème → Doisneau). L’arborescence reste toujours visible, et chaque article (très succinct) comporte des liens vers des sites validés à priori.
Le laboratoire regroupe toutes les expériences mentionnées dans les médias.
La recherche se fait avec 2 niveaux de réponse :
*avec un index qui comprend le mot (donc trouve les synonymes...)
*par la reconnaissance de la chaîne de caractères
Il est possible d’utiliser les opérateurs booléens.
Au sein de chaque article un double clic sur un mot permet d’accéder au dictionnaire pour l’expliciter. Il est aussi possible depuis l’article d’accéder au métamoteur interne de l’encyclopédie, qui recherche sur Internet des informations connexes, mais sans validation des sources à priori. Les sites sont filtrés par deux listes noires : celle du ministère de l’éducation et celle de l’encyclopédie.
Les cartes au sein des articles sont interactives, avec du son pour l’explication, et peuvent être stoppé dans leur évolution (par exemple en histoire) afin d’être imprimées à un moment donné.
L’encyclopédie est installée sur le serveur de l’établissement. Elle est accessible de chez eux, gratuitement, pour les enseignants, avec un mot de passe.
Le coût pour un établissement de 300 élèves et 40 enseignants varie entre 509 et 599 euros par an, suivant si l’on s’abonne pour 3 ou 1 an. D’ici fin 2008 le site junior devrait être en ligne. Il est couplé à la version papier (3 ans d’abonnement en ligne offerts pour l’achat d’une version papier à 450 euros TTC...)
Il est possible de contacter l’équipe rédactionnelle afin de faire part d’un article, d’une remarque, d’un besoin...
2/ Mes commentaires
La façon de faire la recherche donne de quoi s’arracher les cheveux quand on explique à chaque séance aux élèves que Google ne cherche pas les synonymes, n’utilise pas les déterminants...D’un autre côté les moteurs de recherches vont peut-être évoluer jusqu’à reconnaître les synonymes... mais BCDI ?
L’encyclopédie est très riche. Le fait qu’elle soit en ligne la rend forcément beaucoup plus évolutive qu’une encyclopédie papier, dont l’achat ne me semble pas nécessaire au sein de mon établissement, même si les nôtres datent un peu. Les articles principaux sont écrits par des gens faisant autorité dans leur discipline, pour tous les autres ils sont de toute façon vérifiés. L’auteur de chaque article est mentionné.
L’encyclopédie me semble tout à fait utile pour un enseignant pour bâtir un cours. Par contre son organisation interne la rend complexe, et à mon sens peu utilisable par un collégien. Pour un lycéen elle peut être abordable, mais malgré l’arborescence, le renvoi à des articles connexes pour ouvrir le sujet qui la rendent un peu brouillon.
Mon principal souci : aucune version d’essai n’est proposé et j’étais seule lors de la démonstration. Mais si je veux vraiment savoir si elle convient à mes collègues, je suis donc obligée de faire revenir le commercial, en ayant organisé une réunion avec les enseignants intéressés.
Par ailleurs avec Wikipédia (qui certes n’est pas fiable à 100%), Larousse en ligne (gratuite pour l’instant, mais encore très incomplète) et une encyclopédie papier d’âge moyen mais non canonique, est-il pertinent de s’abonner, même si le ration prix/qualité est raisonnable.
Christelle FINALI, professeur documentaliste au LP St Vincent, Montluçon
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